Lettre d’un Africain perplexe à Barack Obama

Monsieur le Président,
Il se dit, depuis le sommet du G 8, que vous caressez le projet de recevoir en août, à Washington, 18 chefs d’Etat africains pour fêter les 50 ans d’indépendance de leurs pays. A entendre vos conseillers, vous verriez là l’occasion de « débattre de l’avenir avec ces jeunes dirigeants d’Afrique ». Croyez-nous, Monsieur le Président, aucun des peuples du continent, du Nil au mont Nyangani, des montagnes du Djurdjura au massif du Chaillu, du Rif au fleuve Ogooué, oui, aucun des peuples d’Afrique n’aurait manqué d’applaudir à cette généreuse initiative si, par bonheur, le pouvoir en Afrique était l’affaire de « jeunes dirigeants » soucieux de se projeter vers le futur. Mais l’Afrique n’est qu’un territoire de la tyrannie, fermé à l’alternance, interdit aux nouvelles générations, otage de vieux potentats grabataires et de quelques potentats en devenir, des messieurs qu’on ne présente plus. Une célèbre revue de New-York nous apprend même que sur les vingt-trois plus grands dictateurs de la planète, treize sont africains : Teodoro Obiang Nguema, Hosni Moubarak, Robert Mugabe, Omar el-Béchir, Issayas Afewerki, Mélès Zenawi, Mouammar Kaddafi, Idriss Déby…. Je ne vous apprends rien.

Ce sont ceux-là mêmes dont vous avez dit à Accra : « Le continent n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Ces hommes règnent par la terreur et la corruption. Ici, non plus, je ne vous apprends rien. Votre crédo d’Accra résonne encore dans nos oreilles : « Aucun pays ne peut créer de richesses si ses dirigeants s’enrichissent personnellement ». Mais alors, qu’attendre d’eux ? Si vous recevez ces autocrates, Monsieur le Président, vous les laverez de leurs péchés et ils vivront cinquante autres années de votre absolution. « Il faut leur parler », disent certains de vos conseillers. Voilà 50 ans que nos dirigeants font mine d’écouter. Voilà 50 ans qu’ils sèment le mensonge. Vous diront-ils que, par leur faute, dans cette Afrique pillée, trahie, bâillonnée, les enfants, vieillis, se demandent toujours à quoi peut ressembler l’indépendance ? Voilà cinquante ans, Monsieur le Président, que les gamins naissent et grandissent dans l’intolérable différence entre les humains, dans un monde maudit, le monde du malheur de naître et de mourir prosterné, condamné à quémander un répit, un vrai souffle d’amour, un instant de dignité… Le monde que leurs pères croyaient avoir aboli. Vous savez ce qu’est ce monde, Monsieur le Président ? C’est le monde dont a triomphé Rosa Parks, la couturière de Montgomery qui refusa de céder sa place à un homme blanc dans un bus. Assez des lois raciales, assez de l’humiliation ! « That it was the very last time that i would ever ride in humiliation of this kind ». Ce serait la dernière fois que je subirais une telle humiliation dans l’autobus. Le monde dont rêvait le révérend Martin Luther King devant le Lincoln Memorial à Washington, « I have a dream », la fin de la ségrégation raciale dans les écoles publiques et au travail, un monde sans distinction de race ni de couleur. Le monde qu’avaient promis les pères d’Afrique qui s’étaient soulevés à la même époque que Rosa Park, le front haut. « That it was the very last time that i would ever ride in humiliation ». Ce monde qu’on attend toujours… En un demi-siècle, l’Amérique a changé de couleur. Rosa Park a triomphé. Vous êtes là : Premier Noir élu président des Etats-Unis. Après un demi-siècle, l’Afrique n’a toujours pas changé de pouvoir. Eux, ils sont toujours là.

La ségrégation raciale a abdiqué, mais pas les oligarchies d’Afrique. C’est comme une malédiction. Songez, Monsieur le Président, qu’à votre naissance, en 1961, l’actuel président algérien, Abdelaziz Bouteflika, était déjà capitaine de l’Armée, chargé de fomenter le premier coup d’Etat de la future Algérie indépendante ; songez que deux ans plus tard, l’année du discours du révérend Martin Luther King, « I have a dream », M. Bouteflika était déjà ministre des Affaires étrangères, Vous aviez 2 ans. M. Bouteflika en avait 26. Songez qu’au rétablissement des droits des Noirs, lors du « Civil Rights Act » et du « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson, l’actuel président Bouteflika avait déjà provoqué son deuxième coup d’état contre Ahmed Ben Bella. Vous aviez 4 ans. M. Bouteflika en avait 28 Et songez qu’à votre investiture pour le Sénat, en 2004, il venait de réussir son troisième putsch contre son adversaire à la présidentielle, et qu’à votre victoire contre Mac Cain, le 4 novembre 2008, l’actuel président Bouteflika viola la Constitution pour rester au pouvoir. Vous aviez 47 ans. Premier Noir élu président des Etats-Unis. Abdelaziz Bouteflika en avait 72. Troisième dictateur le mieux élu dans le monde, juste derrière Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, (Guinée Equatoriale) et Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan), mais devant Robert Mugabe (Zimbabwe) et Omar Hassan el-Béchir du Soudan. Depuis, j’entends parfois mon compatriote se confier à la mer : « I have a dream… »

Si vous recevez M. Bouteflika, vous briserez ce rêve. Si vous recevez M. Bouteflika, vous ferez pleurer nos Rosa Park. Ecoutez plutôt l’Africain qui rêve et qui se bat. Vous le savez, aujourd’hui, Monsieur le Président : on ne peut rien contre un homme qui rêve et qui se bat. Lui seul saura vous raconter l’avenir. Cet homme est dans les geôles des potentats, parfois en exil, souvent traqué, ignoré, mais vivant. Il représente les sociétés civiles de l’Afrique muette. Ecoutez-le, Monsieur le Président. Lui seul saura célébrer l’anniversaire des indépendances africaines. Je vous prie de croire, monsieur le Président, à ma plus haute considération.
Par Mohamed Benchicou

Air Algérie et sa politique stérile

Deux ans après sa nomination, le P-DG d’Air Algérie s’est aperçu que les émigrés ne sont pas forcément tous riches et qu’il y a parmi eux “des retraités et tout…” Dans le même entretien radiophonique où il fait cette constatation, Bouabdallah annonce une réduction de moitié des tarifs pour les voyages dans l’autre sens, dans le sens Algérie-France.
En comparaison des effets d’un virtuel Open-Sky, la concurrence “contrôlée” qui régit le ciel algérien a été bien plus profitable aux compagnies d’aviation française et algérienne qu’à leur clientèle. Dans cette structure de marché, la crise sociale en France a probablement posé les limites de la demande de l’émigration algérienne sur laquelle repose la politique commerciale des aviateurs qui monopolisent les lignes entre les deux pays. Beaucoup d’Algériens résidant en France, ou de Français d’origine algérienne, optent pour des vacances en Tunisie et au Maroc, l’offre de package transport-séjour y étant particulièrement alléchante, quitte à inviter leurs proches restés au pays à les rejoindre.
La “politique du ciel” national, soutenue, au sens négatif, par une politique touristique désuète, fait que la destination Algérie ne constitue point un produit touristique. Avec une politique touristique réduite à son aspect promotionnel et qui ne repose pas sur des produits touristiques vendables, les aviateurs sont contraints de faire eux-mêmes la promotion de leurs services, et donc de la destination, alors qu’aujourd’hui l’intermédiaire naturel du transporteur est le tour-operator.
Air Algérie n’est donc pas le premier responsable de la valorisation de la destination Air Algérie, mais le confort d’une clientèle captive du fait de la tradition du retour annuel au pays. Mais l’entêtement à prolonger le verrouillage du ciel algérien a fini par avoir raison de cette habitude, les aspects économiques l’emportant toujours à terme sur les réflexes culturels. Si Air Algérie offre de “passagères” réductions au départ de l’Algérie, c’est qu’elle s’en est remise à une réalité : l’Algérie offre des touristes plutôt qu’elle n’en attire. Et l’attention envers nos émigrés, exprimée dans le discours plus politique que managérial du président-directeur général de la compagnie nationale, n’y pourra rien.
C’est la politique générale dite de “patriotisme économique” qui est à l’origine de ce piège. Le tourisme, prisonnier d’une réglementation bureaucratique, incompatible avec le profil du touriste contemporain et de monopoles anachroniques de l’administration, aujourd’hui livré à une tutelle islamiste, ne peut assurer le minimum de demandes qui assureraient la viabilité d’une compagnie nationale d’envergure. Paradoxalement, elle doit, pour cela, s’orienter vers les voyageurs locaux et le transport de touristes algériens vers la France et les pays voisins du Maghreb, notamment. Ce qui ne change rien à la tentation monopolistique et rend un peu controuvé le discours de gestion du P-DG d’Air Algérie, en réalité partagé entre le passéisme économique d’un régime enclin à conserver les situations de rente et la nécessaire mise à jour managériale d’une activité soumise à la logique mondialisante.

Source Liberté

Secteur du tourisme: L’Algérie à la 115e place !

Un récent rapport sur la compétitivité du secteur touristique et du voyage, vient de classer l’Algérie à la 115e place. Publié par le Forum économique mondial dans le cadre du réseau mondial de compétitivité et le Programme de partenariat d’industrie pour l’aviation, le voyage et le tourisme, ce rapport de 2009 a été élaboré en période marquée par les turbulences causées par la crise financière et la pandémie H1N1, souligne néanmoins une tendance haussière de l’arrivée des touristes qui veulent de plus en plus visiter l’Algérie. En effet, selon les rédacteurs de ce rapport, l’apport de l’industrie touristique sur le produit intérieur brut PIB enregistre une nette amélioration en prévision des dix prochaines années. Passant de 1.6% ( 2.190 millions de dollars) en 2008 pour atteindre une croissance annuelle estimée à 5.6% pour la période 2009-2018. le rapport souligne, également, sur le volet de l’industrie touristique, que le secteur doit générer des milliers de postes d’emploi. Ces derniers sont estimés en 2008 à 138.000 postes (1.5% de la population active). Ce taux va connaître, lui aussi, une croissance significative de 3.5%. En revanche, en matière d’économie, le secteur qui participe à hauteur de 6.4% au PIB (8.733 millions de dollars) et employant plus de 500 milles travailleurs qui représente 5.6% de la population active, enregistre une chute en prévision des prochaines années. L’Algérie passe ainsi de 6.4% à 4.8% pour le PIB et de 5.6% à 2.8% pour la main-d’œuvre employée. Cependant, faut-il le rappeler, l’Algérie a enregistré un recul de sept places par rapport à 2008 dans ce classement qui est basé sur des critères bien établis tels que le niveau des infrastructures et l’environnement des affaires et les ressources naturelles et humaines ainsi que le niveau culturel. Ainsi, sur le critère des infrastructures, l’Algérie est classée à la 108e place, et sur l’environnement des affaires et des infrastructures à la 98e place, tandis qu’en matière de ressources humaines à la 127e sur un total de 133 pays. Par ailleurs, les rédacteurs de ce rapport qualifient l’année 2009, d’une période difficile pour le secteur voyage et tourisme, caractérisée par une hausse du prix du pétrole dès l’été 2008, la pandémie H1N1, la crise économique internationale et les préoccupations(entreprises du secteur) du terrorisme ; ce qui a entravé beaucoup de projets pour l’industrie touristique. En revanche, et en dépit de ces difficultés, “le secteur du tourisme reste un crucial pour l’économie mondiale, représentant toujours une proportion significative du produit intérieur brut mondial  et fournissant une occasion importante pour des pays en voie de développement de donner de l’avancement à la chaîne de valeur vers la production de services à plus forte valeur ajoutée” ont souligné les rédacteurs de ce rapport.

Source: Yazid F. LeMaghreb du 08 mars 2010

One, two, three, viva le Malawi !

- Le Malawi étrille l’Algérie (Liberté-Algérie)
- Le Malawi humilie l’Algérie (Goal.com)
- Le Malawi corrige l’Algérie (RDS)
- Le Malawi défenestre l’Algérie ! (Walfoot.be)
- Le Malawi écrase l’Algérie (France Soir)
- L’Algérie humiliée ! (Sport 24)
- L’Algérie prend une claque (RMC)
- Le Malawi a écrasé l’Algérie (1001actus)
- L’Algérie humiliée par le Malawi (Le 10 Sport)
- l’Algérie douchée par le Malawi (AFP)
- L’Algérie tombe de haut (Eurosport)
- L’Algérie explose en vol contre le Malawi (20 Minutes)
- La déroute de l’Algérie (France Football)
- One two three, où est l’Algérie ? (Football.fr)
- Trop chaud pour l’Algérie (Eurosport)
- Un surprenant Malawi corrige l’Algérie (AP Sénégalaise)
- Une douche glacée dans la chaleur angolaise (Le temps d’Algérie)
- Début catastrophique de l’Algérie face au Malawi (Ouest France)
- L’Algérie a manqué ses débuts dans la CAN 2010 (Europe 1)

Ce ne sont que quelques titres des manchettes de presse sur la ratage de l’Algérie face au Malawi (Algérie 0 - Malawi 3) pour la course à la Coupe CAN 2010.
Mais le plus évocateur des titres reste peut-être celui de l’Équipe :
L’Algérie revient sur terre !!!

Bouteflika, Président !


Yes,
He
Can !

La nuit du doute

Derrière la pétulante sénatrice française Samia Ghali, la rumeur aura déferlée comme une trainée de poudre au sortir de son entretien avec Bouteflika, lui attribuant des confidences selon lesquelles le Président aurait renoncé à son projet de se présenter pour un 3e mandat, voire même désigné son successeur : Bouteflika aurait cité des noms de personnalités politiques en faisant particulièrement les éloges d’une femme…
Contrarié, un ministre déclarera en off : « Si, par un malencontreux hasard, Bouteflika ne se présentera pas, le pays tout entier va sombrer dans un chaos inextricable et pour très longtemps! ».

Renault-Nissan abandonne son projet d’usine au Maroc

Pour faire face à la crise économique, Renault-Nissan annonce une série de mesures et revoit son projet d’implantation au Maroc.

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Khaled, prêt à prendre les armes pour combattre à Gaza !

En ce début d’année 2009, le « Roi du Raï » est très préoccupé par les massacres perpétrés par l’armée israélienne en Palestine. Khaled s’est dit « affligé » par les « tueries dont sont victimes quotidiennement des civils sans défense à Gaza », ajoutant sur un ton volontariste « je suis prêt à prendre les armes pour aller combattre à Gaza ».

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