Algérie : l’adhésion à l’OMC “n’est pas facile” avoue Ouyahia

L’Algérie possède le triste privilège d’être la plus vieille candidature à l’Organisation Mondiale du Commerce : elle demande son adhésion à l’OMC depuis le 03 juin 1987 !

Et le processus d’adhésion semble compromis, puisque le Premier ministre algérien, M. Ahmed Ouyahia,  vient de reconnaître que le chemin « n’est pas facile » en raison de la « confrontation d’intérêts » des pays membres de l’OMC.
En effet, l’Algérie n’est pas préparée pour faire des concessions malgré les pénibles rounds de négociation auxquels elle se prête depuis plus de deux décennies, sans grande conviction.
Il faut dire que le protectionnisme obstiné dans lequel s’est enfermé le pays a lourdement fragilisé son économie qui souffre depuis du syndrome hollandais.

Et l’avenir n’est guère rose car l’on ne voit pas comment, avec un baril de pétrole qui broie du noir, l’Algérie pourrait affronter la concurrence internationale et la compétitivité de l’économie libérale.

Se voulant rassurant, le Premier ministre a ajouté que la non-adhésion de l’Algérie à l’OMC n’est « pas contradictoire » avec les accords bilatéraux de l’Algérie avec d’autres pays ou avec les zones de libre-échange régionales.
A fortiori, Monsieur le Ministre, puisque les pays voisins comme la Mauritanie, le Maroc ou la Tunisie, membres de l’OMC depuis 1995, en font un atout de plus dans leur panoplie d’échanges commerciaux avec le reste de la planète.
L’Algérie reste, avec la Libye, l’Éthiopie ou le Soudan, l’un des rares pays d’Afrique à être exclue de cette Organisation internationale faute de se conformer à ses règles d’adhésion.

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